L’ensemble des militants socialistes a choisi un processus de primaires citoyennes pour désigner notre prochain-e candidat-e pour la Présidence de la République. Je me félicite de ce choix audacieux, innovant et oh combien démocratique.
Mais quel est le mode d’emploi de ces primaires ?
La première question est de savoir qui peut voter. Tous les citoyens français inscrits sur les listes Ă©lectorales avant le 31 dĂ©cembre 2010. Lors des primaires, il suffira de s’acquitter d’une participation aux frais d’organisation de 1 € minimum et de signer l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche. Tous les mineurs qui auront 18 ans au moment de la prĂ©sidentielle, ainsi que les mineurs membres du PS ou du MJS et les citoyens Ă©trangers membres du PS ou du MJS pourront Ă©galement voter s’ils se sont inscrits avant le 13 juillet auprès du parti.
Mais il s’agit aussi de savoir où et quand voter. Le premier tour aura lieu le 9 octobre et si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour est prévu le 16 octobre. Des milliers de bureaux de vote seront organisés à travers la France. Pour savoir duquel vous dépendez, il vous suffit de vous connecter au site de la fédération socialiste parisienne http://www.ps-paris11.org/primaires/
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Béatrice Courraud et Jean-Michel Rosenfeld ont le plaisir de vous inviter à la présentation de
Correspondance
Le Samedi 1er octobre 2011 à 15h à l’Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin
En présence de George Pau-Langevin, Députée de Paris, Conseillère du 20ème
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Cette rencontre avec Camille PEUGNY, sociologue, maĂ®tre de confĂ©rences Ă l’UniversitĂ© Paris 8 autour de son ouvrage, paru en 2009, Le DĂ©classement a eu lieu le 20 juin 2011 au restaurant La petite Italie. Ce compte rendu a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par Hamidou SamakĂ©.
Dans la France actuelle, connaĂ®tre une moins bonne rĂ©ussite sociale que ses parents n’est plus exceptionnel: c’est une rĂ©alitĂ© sociale qui s’impose Ă tous. Les nouvelles gĂ©nĂ©rations, nĂ©es Ă partir des annĂ©es 60, sont plus instruites, mieux formĂ©es et ne bĂ©nĂ©ficient plus de “l’ascenseur social” qui caractĂ©risait la sociĂ©tĂ© française jusqu’aux annĂ©es 75-80. De lĂ , deux tentations pour les dĂ©classĂ©s: la rĂ©bellion et le refuge dans l’extrĂ©misme de droite ou le retrait de la vie de la CitĂ©.
Après une prĂ©sentation du l’invitĂ© par Jean-Michel Rosenfeld, le PrĂ©sident de VE20, Monsieur Camille Peugny a pris soin de dĂ©finir le dĂ©classement de façon très pĂ©dagogique. Qu’est ce que le dĂ©classement ? Comment peut-on le mesurer ? Quelles en sont les consĂ©quences politiques ?
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Ce dĂ©bat a eu lieu le 2 mai 2011 au bar “de l’amitiĂ© cafĂ©”. Le compte rendu a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par Hamidou Samake.
3 spécialistes de la question étaient invités pour ouvrir le débat sur le sujet pour cette question au coeur des préoccupations des habitants :
- Jean-Yves Le Bouillonnec, député du Val de Marne, 1er vice-président de Paris Métropole, Responsable des questions de logement pour le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, auteur d’un essai pour la Fondation Jean-Jaurès : Logement, le bien premier.
- Christian Ballerini, président de la CNL75 et administrateur de Paris-Habitat-OPH
- Sarah Coupechoux, chargée de mission – Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés
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Rencontre avec Didier Lapeyronnie, professeur de sociologie à la Sorbonne et auteur de Ghetto urbain, le 25 octobre 2010.
Philippe Desgouttes introduit le débat en revenant sur le parcours de  Didier Lapeyronnie et son travail sur les processus de ghettoïsation dans certain quartier qui ne concerne pas seulement les pauvres qui s’accompagne d’une forte ségrégation sociale et raciale. Le diagnostic que Lapeyronnie dresse part de ses observations des transformations aux Minguettes dans les 20 dernières années. Il analyse le phénomène d’enfermement ou d’auto enfermement : les gens parlent de la société française, de leurs projets d’avenir et eux ne parlent que de Saddam, Bush ou des problèmes de la cité. Il a rencontré des gens qui n’ont jamais vu les villes avoisinantes, la Seine etc.… C’est un problème de les emmener simplement jusqu’à la Villette.
Dans son livre, Didier Lapeyronnie décrit une ambiance de fermeture, d’un niveau de violence quotidienne dans l’espace avec une pression constante sur les gens malgré une réelle mixité sociale, comme par exemple les bagarres entre la cité Curial et les cités qui sont rue de l’Ourcq. Il y a un sentiment de malaise, une impression de violence qui s’exerce aussi contre les femmes, ces violences sont très répandues mais sont passées sous silence. Il estime qu’il y a une rupture des relations entre homme et femme également dans les propos. Il y a une difficulté à organiser des groupes mixtes dans les cités, il y a des propos très rudes des garçons sur les filles et une pression qui est faite par les garçons. Cette rupture entre les gens lui semble assez nouvelle par rapport au travail qu’il avait fait vingt ans auparavant.
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1. Pouvez-vous nous présenter le Réseau Proactif ?
L’association a Ă©tĂ© crĂ©e en fĂ©vrier 2010 par des jeunes, diplĂ´mĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur, cadres dans le secteur privĂ© ou public.
L’objectif de l’association est double :
- crĂ©er un rĂ©seau entre jeunes actifs pour Ă©changer sur des thĂ©matiques professionnelles. Il s’agit ainsi de permettre aux membres du rĂ©seau de monter en compĂ©tence, d’apporter de la valeur ajoutĂ©e Ă leur fonction, de se tenir informĂ© de manière concrète des « pratiques » dans d’autres entreprises et des compĂ©tences demandĂ©es par les entreprises ainsi que d’avoir une meilleure visibilitĂ© de leur positionnement sur le marchĂ© du travail ;
- mais aussi aider les jeunes issus de milieux modestes dans leur orientation et leur insertion professionnelle. Il s’agit ainsi de favoriser les échanges d’expériences afin d’inciter les jeunes à poursuivre des études et les appuyer dans leur insertion professionnelle pour qu’ils s’adaptent au monde de l’entreprise et y évoluent rapidement.
Nous organisons donc des sĂ©minaires et des brunchs entre membres pour Ă©changer sur des thĂ©matiques professionnelles avec des intervenants de qualitĂ©, mais aussi des rencontres avec les jeunes pour leur faire connaitre de jeunes actifs et Ă travers eux un parcours et un mĂ©tier. (Lire la suite…)
George Pau-Langevin, DĂ©putĂ©e, Conseillère d’arrondissement et Jean-Michel Rosenfeld, PrĂ©sident de Vivre Ensemble dans le 20ème ont le plaisir de vous inviter Ă dĂ©battre avec :
 Camille PEUGNY, sociologue, maĂ®tre de confĂ©rences Ă l’UniversitĂ© Paris 8, Ă propos de son ouvrage publiĂ© en 2009 “Le DĂ©classement”, Paris, Grasset, coll. “Mondes vĂ©cus” (Lire la suite…)
Quelle est la situation du logement à Paris ?
La situation est connue de tous : il y a Ă Paris mais aussi dans toute l’Ile de France une vĂ©ritable pĂ©nurie de logements et le nombre de demandeurs ne cesse d’augmenter. Mais au-delĂ de ce manque de logement, la question de l’enclavement et de la qualitĂ© de vie dans certains quartiers est prĂ©occupante. (Lire la suite…)
En janvier dernier, l’INSEE publiait une synthèse sur la situation du mal logement en France dans les annnĂ©e 2 000, en voici quelques chiffres clefs :
La France compte 33 000 sans abris qui dorment dans des lieux “non prĂ©vus pour l’habitation” et parfois dans des centres d’urgence.
100 000 personnes sont sans domicile. Elles sont logĂ©es dans des services d’hĂ©bergement social ou dans des logements financĂ©s par des fonds publics. Ce sont pour 30 % des mineurs et pour 40 % des femmes. (Lire la suite…)
Depuis le 19ème siècle, le problème du logement social revêt des enjeux importants et reste un sujet délicat, jamais bien assumé, toujours au carrefour des enjeux politiques et des équilibres de population.
La naissance du concept de logement social.
Ce concept est finalement assez récent. Pendant des siècles, les plus démunis assuraient seuls leur problème d’habitation, même si les seigneurs construisaient autour de leur château des petites maisons pour leurs serviteurs. Les paysans et cerfs parvenaient à se construire des maisonnettes mais les plus démunis erraient.
Avec l’industrialisation au 19ème siècle, les grands industriels du Nord et de l’Est de la France créent de véritables quartiers pour leurs ouvriers à proximité des mines et des usines. Mais en cas de licenciement, toute la famille devait rendre le logement et quitter le quartier. En région parisienne, où les constructions ne suivent pas le rythme de croissance de la population, les taudis se multiplient. Les médecins et hygiénistes établissent alors clairement la liaison entre la propagation des épidémies, telles le choléra ou la tuberculose et les taudis des quartiers populaires.
Cependant, il faudra attendre 1894, pour qu’une loi crĂ©e les habitations Ă bon marchĂ© (HBM). (Lire la suite…)
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