<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Vivre ensemble dans le 20ème</title>
	<atom:link href="http://www.ve20.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.ve20.fr</link>
	<description>Le site des citoyens du 20ème arrondissement de Paris</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Aug 2012 18:15:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.1</generator>
		<item>
		<title>REUSSIR LE CHANGEMENT, C&#8217;EST MAINTENANT!</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2012/08/29/reussir-le-changement-cest-maintenant/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2012/08/29/reussir-le-changement-cest-maintenant/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Aug 2012 13:49:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>roger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=160</guid>
		<description><![CDATA[Réussir le changement, c&#8217;est l&#8217;obligation qui nous incombe aujourd&#8217;hui et nous devons la mettre en oeuvre lors du prochain congrès national, à Toulouse à la fin du mois d&#8217;octobre. Les françaises et les français qui, en désignant notre camarade François Hollande à la présidence de la République et en lui donnant une majorité présidentielle pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réussir le changement, c&#8217;est l&#8217;obligation qui nous incombe aujourd&#8217;hui et nous devons la mettre en oeuvre lors du prochain congrès national, à Toulouse à la fin du mois d&#8217;octobre.</p>
<p>Les françaises et les français qui, en désignant notre camarade François Hollande à la présidence de la République et en lui donnant une majorité présidentielle pour lui permettre d&#8217;agir, ont adhéré au projet de redressement porté par les socialistes pour réussir la sortie de crise et préparer l&#8217;après crise.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault nous appellent à nous rassembler pour tenir nos engagements et porter haut nos valeurs. Ils proposent de mobiliser notre société pour inscrire notre action dans la durée afin de gagner la bataille des idées, préparer les idées de demain ainsi que les équipes qui les porteront.<br />
J&#8217;ai fait le choix de faire réussir le changement que nous avons porté durant les campagnes présidentielle et législative. Aussi, je vous invite à venir me rejoindre et à signer la contribution, <b>&#8220;Réussir le changement&#8221;</b> <a href="http://www.ve20.fr/documents/ContributionCongres.pdf" target= "_blank">(texte complet téléchargeable ici)</a> pour que les engagements socialistes deviennent réalité !<br/><br />
George Pau-Langevin<br />
<a href="http://www.ve20.fr/reussir-le-changement"><img src="http://www.ve20.fr/images/contrib.jpg" alt="Signer la contribution" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2012/08/29/reussir-le-changement-cest-maintenant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES 9 ET 16 OCTOBRE, C&#8217;EST VOUS QUI DECIDEZ !</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/10/03/les-9-et-16-octobre-cest-vous-qui-decidez/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/10/03/les-9-et-16-octobre-cest-vous-qui-decidez/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 12:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=154</guid>
		<description><![CDATA[L’ensemble des militants socialistes a choisi un processus de primaires citoyennes pour désigner notre prochain-e candidat-e pour la Présidence de la République. Je me félicite de ce choix audacieux, innovant et oh combien démocratique. Mais quel est le mode d’emploi de ces primaires ? La première question est de savoir qui peut voter. Tous les citoyens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ensemble des militants socialistes a choisi un processus de primaires citoyennes pour désigner notre prochain-e candidat-e pour la Présidence de la République. Je me félicite de ce choix audacieux, innovant et oh combien démocratique.</p>
<p><em><strong>Mais quel est le mode d’emploi de ces primaires ?</strong></em></p>
<p><strong>La première question est de savoir qui peut voter</strong>. Tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010. Lors des primaires, il suffira de s&#8217;acquitter d&#8217;une participation aux frais d&#8217;organisation de 1 € minimum et de signer l&#8217;engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche. Tous les mineurs qui auront 18 ans au moment de la présidentielle, ainsi que les mineurs membres du PS ou du MJS et les citoyens étrangers membres du PS ou du MJS pourront également voter s’ils se sont inscrits avant le 13 juillet auprès du parti.</p>
<p><strong>Mais il s’agit aussi de savoir où et quand voter. </strong>Le premier tour aura lieu le 9 octobre et si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour est prévu le 16 octobre. Des milliers de bureaux de vote seront organisés à travers la France. Pour savoir duquel vous dépendez, il vous suffit de vous connecter au site de la fédération socialiste parisienne <a href="http://www.ps-paris11.org/primaires/"><span style="color: #0000ff;">http://www.ps-paris11.org/primaires/</span></a></p>
<p><strong><span id="more-154"></span>Enfin il faut connaître les six candidats et faire son choix en conscience</strong>. Sont en compétition :Arnaud Montebourg, député de la 6<sup>ème</sup> circonscription de Saône-et-Loire depuis 1997, Martine Aubry, maire de Lille, ancienne ministre et 1<sup>ère</sup> secrétaire de notre parti de 2008 au début de la campagne des primaires, Jean-Michel Baylet, président du parti radical, sénateur et président du Conseil général du Tarn-et-Garonne et ancien ministre, Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne, François Hollande, député et président du Conseil général de Corrèze, ancien maire de Tulle et premier secrétaire du PS de 1997 à 2008 et Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de  Poitou-Charentes, ancienne députée et ministre et candidate socialiste à la présidentielle de 2002. La campagne des primaires est l’occasion de mieux comprendre les points communs et les différences entre ces six candidats. Le site Internet consacré aux primaires permet aussi de mieux connaître les candidats et leurs actualités <a href="http://www.lesprimairescitoyennes.fr/"><span style="color: #0000ff;">http://www.lesprimairescitoyennes.fr/</span></a></p>
<p>Pour ma part, après le temps de l’écoute, de l’analyse et de la réflexion, j’ai décidé de soutenir François Hollande. Tout d’abord, parce qu’il est pour moi le mieux placé pour conduire la gauche à la victoire pour l’élection présidentielle de 2012. Or cette élection, après 5 ans passés dans l’opposition à l’assemblée, nous nous devons de la remporter pour qu’enfin cesse la casse de notre république organisée par la droite. Mais aussi parce que je partage son analyse sur la priorité qu’il nous faut donner aujourd’hui à la jeunesse pour lever l’espérance nécessaire à la victoire. Enfin, c’est celui qui jouit de la meilleure crédibilité avec son équipe, pour lutter efficacement contre les crises financière, économique, sociale et environnementale que nous connaissons aujourd’hui. Cet homme de synthèse saura rassembler la gauche et les français.</p>
<p>Une fois le-la candidat-e choisi-e par toutes et tous les 9 et 16 octobre, nous saurons nous réunir derrière lui-elle pour faire gagner la gauche. C’est pourquoi je vous invite à participer aux primaires citoyennes les 9 et 16 octobre prochain pour désigner le-la candidat-e du changement qui devra battre Nicolas Sarkozy en 2012.</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/10/03/les-9-et-16-octobre-cest-vous-qui-decidez/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LECTURE LE 1ER OCTOBRE AU CARRE BAUDOUIN</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/09/27/lecture-le-1er-octobre-au-carre-baudouin/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/09/27/lecture-le-1er-octobre-au-carre-baudouin/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 09:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evènements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=151</guid>
		<description><![CDATA[Béatrice Courraud et Jean-Michel Rosenfeld ont le plaisir de vous inviter à la présentation de Correspondance Le Samedi 1er octobre 2011 à 15h à l’Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin En présence de George Pau-Langevin, Députée de Paris, Conseillère du 20ème Cette rencontre s’articulera autour de deux lectures : PARIS-HAMBOURG-PARIS 1943-1944 Lettres de Thaïs Jacobovitz et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Béatrice Courraud </strong>et<strong> Jean-Michel Rosenfeld </strong>ont le plaisir de vous inviter à la présentation de</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>Correspondance</em></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong>Le <span style="color: #ff0000;">Samedi 1</span></strong><span style="color: #ff0000;"><strong>er </strong><strong>octobre 2011 à 15h </strong></span><span style="color: #000000;"><strong>à l’</strong></span><strong><span style="color: #000000;">Auditorium </span>du Pavillon Carré de Baudouin</strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong><em>En présence de </em></strong><strong><em>George Pau-Langevin, </em></strong>Députée de Paris, Conseillère du 20ème</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> <span id="more-151"></span></span>Cette rencontre s’articulera autour de deux lectures :</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>PARIS-HAMBOURG-PARIS 1943-1944 </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong><em>Lettres de Thaïs Jacobovitz et André Courraud</em></strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong>Lecture : Béatrice Courraud et Micheline Zederman</strong></p>
<p><strong>&#8220;</strong><em> Nuit et jour, heure par heure, minute par minute, seconde par seconde, ton image me poursuit, notre vie défile dans ma tête sans cesse, une musique de rêve que je fredonne, que je siffle Normandie avec Jean Sablon, encore et toujours. Cette chanson, je l’ai chantée en 1940, quelques mois après t’avoir connue, un des premiers jours où j’ai senti que je t’aimais déjà &#8221; <strong>André à Thaïs, 20 avril 1943</strong></em></p>
<p><em><strong>&#8220;</strong> Mon amour, je t’écris dans notre petit logis, c’est samedi, un des plus tristes jours vécus jusqu’à présent. La première neige est tombée cette nuit sur Paris. Ce matin le petit square était tout blanc et un vent glacial se faisait sentir. Mon cœur est encore tout endolori et je crains bien que le cafard ne me quitte plus jusqu’à Noël. &#8221; <strong>Thaïs à André, 11 décembre 1943</strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span>Extraits publiés dans la revue <em>Les Moments Littéraires n°15</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000; font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong><span style="color: #ff0000;">LETTRES DU STALAG 1940-1945</span> <em>de Joseph Rosenfeld</em></strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong>Lecture : Jean-Michel Rosenfeld</strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> &#8220;</span><em>Avec les lettres du 4 avril et du 8 avril j’ai reçu le colis du 10 avril. Le moral n’est pas excellent à ce que je vois. Oui, je comprends, la vie que vous menez actuellement et ces bombardements si fréquents peuvent ébranler les nerfs les plus solides. Mes chéris, de grâce, ne vous laissez pas abattre ! Vous l’ai-je déjà dit, C’est au moment où la souffrance semble avoir dépassé sa mesure, au moment où il semble qu’il n’y a plus d’espoir que vient la délivrance tant souhaitée, le soulagement inespéré. Je suis peut-être un peu égoïste ! Mais n’oubliez pas que c’est par vous que je tiens. Je ne puis vous dire grand-chose sur ma vie de captivité, il y a des hauts et des bas, tout cela dépend de biens des circonstances, quoi qu’il en soit rien n’ébranle ma sérénité, ma confiance et mes résolutions ! &#8221; <strong>Joseph Rosenfeld, 3 mai 1942</strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span>Editions Bruno Leprince 2010, préface de Jean Lacouture</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
<p>Pavillon Carré de Baudouin</p>
<p>121, rue de Ménilmontant Paris 20e</p>
<p>Métro Gambetta ou Ménilmontant, bus 96 ou 26 tél. 01 58 53 55 40</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><strong>Merci de confirmer votre venue au 06 88 39 47 95</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/09/27/lecture-le-1er-octobre-au-carre-baudouin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>COMPTE RENDU : RENCONTRE AVEC CAMILLE PEUGNY</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/09/11/compte-rendu-rencontre-avec-camille-peugny/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/09/11/compte-rendu-rencontre-avec-camille-peugny/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 13:48:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats publics]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=147</guid>
		<description><![CDATA[Cette rencontre avec Camille PEUGNY, sociologue, maître de conférences à l&#8217;Université Paris 8 autour de son ouvrage, paru en 2009, Le Déclassement a eu lieu le 20 juin 2011 au restaurant La petite Italie. Ce compte rendu a été rédigé par Hamidou Samaké. Dans la France actuelle, connaître une moins bonne réussite sociale que ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><em><span style="font-size: small;">Cette rencontre avec <strong>Camille PEUGNY</strong>, sociologue, maître de conférences à l&#8217;Université Paris 8 autour de son ouvrage, paru en 2009, Le Déclassement a eu lieu le 20 juin 2011 au restaurant La petite Italie. Ce compte rendu a été rédigé par Hamidou Samaké. </span><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></em></p>
<p><span style="font-size: small;">Dans la France actuelle, connaître une moins bonne réussite sociale que ses parents n&#8217;est plus exceptionnel: c&#8217;est une réalité sociale qui s&#8217;impose à tous. Les nouvelles générations, nées à partir des années 60, sont plus instruites, mieux formées et ne bénéficient plus de &#8220;l&#8217;ascenseur social&#8221; qui caractérisait la société française jusqu&#8217;aux années 75-80. De là, deux tentations pour les déclassés: la rébellion et le refuge dans l&#8217;extrémisme de droite ou le retrait de la vie de la Cité.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Après une présentation du l&#8217;invité par Jean-Michel Rosenfeld, le Président de VE20, Monsieur Camille Peugny a pris soin de définir le déclassement de façon très pédagogique. Qu’est ce que le déclassement ? Comment peut-on le mesurer ? Quelles en sont les conséquences politiques ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span id="more-147"></span>Le déclassement, qui n&#8217;est certainement pas un bon terme mais choisi à défaut d’en trouver un meilleur. Dans la France actuelle, connaître une moins bonne réussite sociale que ses parents n&#8217;est plus exceptionnel: c&#8217;est une réalité sociale qui s&#8217;impose à tous. Les nouvelles générations, nées à partir des années 60, sont plus instruites, mieux formées et ne bénéficient plus de &#8220;l&#8217;ascenseur social&#8221; qui caractérisait la société française jusqu&#8217;aux années 75-80. De là, deux tentations pour les déclassés: la rébellion et le refuge dans l&#8217;extrémisme de droite ou le retrait de la vie de la Cité. Le déclassement, qui n&#8217;est certainement pas un bon terme mais a été choisi à défaut d’en trouver un meilleur, désigne à la fois les inégalités entre générations et des individus qui sont tirés vers le bas. C&#8217;est donc tout le fonctionnement de la jeunesse qui est en jeu. En comparant les générations entre elles, on voit bien que les générations après 1960 voient leurs conditions de vie se dégrader.  Cette dégradation reste un marqueur de la vie de l&#8217;individu. On doit aussi se poser la question du déclassement des diplômes, les jeunes qui ne sont pas embauchés à la hauteur de leur qualifications et diplômes. D’où l’interrogation  de savoir si les diplômes se dévalorisent. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Après cette brève introduction, Monsieur Peugny a insisté sur le fait qu&#8217;avant, il y avait une &#8220;moyennisation&#8221; de la société. Il y a trente ans, dans les 30 glorieuses, la France créait 5 % de richesses en plus. Il y avait un mouvement d&#8217;aspiration vers le haut. Les jeunes pouvaient s&#8217;élever au niveau de la condition des parents.  Le déclassement s’accompagne de nombreuses inégalités, par exemple l’accès des jeunes aux grandes écoles, ce qui interroge sur un retour des classes sociales. Ainsi la France est passée d&#8217;une situation de plein emploi à une situation avec des millions de chômeurs. Le paysage économique a profondément changé avec la l&#8217;apparition brutale du chômage de masse et la précarisation. La situation dans laquelle nous vivons, ce nouveau monde avec la nouvelle manière du capitalisme, est marquée par une augmentation des inégalités inter générations : les trentenaires de 2000 vivent moins bien que ceux des années 1980. Le déclassement qui en résulte peut survenir au cours du cycle de vie et touche les jeunes mais aussi les seniors. En faisant référence au livre d&#8217;Olivier Schwartz sur l&#8217;extension du domaine du désavantage social, Camille Peugny souligne que les premiers déclassés sont les chômeurs privés d&#8217;emploi et qui constituent en réalité une nouvelle classe sociale avec le poids du chômage de longue durée. De nos jours, il y aurait 2 millions de travailleurs pauvres et qui gagnent moins de 60 % du revenu médian et constituent &#8220;le morceau de sucre dans l&#8217;eau qui se dissout par le bas&#8221;. Cette fois-ci, en s&#8217;appuyant sur les travaux d’Eric Morin (<em>Peur du déclassement</em>), le vrai phénomène ce n&#8217;est pas le déclassement mais la peur de celui-ci : avoir un CDI et le perdre. Un indicateur très révélateur de ce phénomène : les déciles de revenus. 30 % des individus sur la période ont connu une forte variation de leurs revenus, de 30 %. En réalité, les trajectoires personnelles d&#8217;appauvrissement sont majoritaires. Ce qui amène à aborder l&#8217;attitude par rapport à l&#8217;avenir. 62 % des européens sont pessimistes. 74 % pour les français !</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Après ces précisions Camille Peugny s’attarde sur les conséquences politiques du déclassement. Celles-ci sont notamment néfastes pour la gauche car il entraîne des tensions entre classes sociales notamment en opposant les classes moyennes aux autres inférieures sur la carte scolaire, la CMU, les assistés, etc. En plus des tensions il y a le développement du sentiment d&#8217;insécurité de proximité. De facto, la question du déclassement demeure un véritable poison électoral et interroge la place de la jeunesse en France. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Pour la jeunesse, il y a trois modèles d&#8217;accès à l&#8217;autonomie:</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">1.</span> <span style="font-size: small;">le modèle scandinave : l&#8217;état accompagne l&#8217;accès à l&#8217;autonomie avec l’ouverture universelle des droits à 18 ans ;</span></p>
<p><span style="font-size: small;">2.</span> <span style="font-size: small;">le modèle des pays du Sud (Espagne, Italie) : c&#8217;est la famille qui assure l&#8217;autonomie et il n&#8217;est pas rare de voir les enfants ne quitter les parents qu&#8217;à 30 ans ;</span></p>
<p><span style="font-size: small;">3.</span> <span style="font-size: small;">le modèle anglo-saxon : le marché appui l’accès à l’autonomie à travers les prêts bancaires.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Aucun de ces modèles n&#8217;est parfait. En réalité, le modèle français n&#8217;existe pas et il serait plutôt hybride : avec une très forte présence de la famille et l&#8217;autonomie qui n&#8217;est pas assumée par la société.  De fait, il y a une &#8220;familialisation&#8221; de l&#8217;accès à l&#8217;autonomie, ce qui contribue à un taux de reproduction sociale qui reste effarant : 75 % des fils d&#8217;ouvriers deviennent ouvriers. Il y a trente ans, c&#8217;était 84 %.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">Que conviendrait-il de faire?</span></p>
<p><span style="font-size: small;">- créer des libertés et donner des chances en mettant en place l&#8217;allocation Autonomie pour l&#8217;accompagnement du jeune et donner ainsi à chacun les moyens de se construire. Il s&#8217;agit donc d&#8217;insuffler du dynamisme ;</span></p>
<p><span style="font-size: small;">- lutter contre les inégalités, à partir du système éducatif. L&#8217;origine sociale pèse le plus sur la carrière de l&#8217;individu. Il en est de même pour le diplôme. En France, existe le sentiment de déclassement irréversible. On a comme l&#8217;impression que tout dépend de la formation initiale. Il faudrait au contraire multiplier les temps de formation ;</span></p>
<p><span style="font-size: small;">- assurer une formation tout au long de la vie. En France, il faut le reconnaître, cela profite le plus aux cadres. Il faudrait mettre en place une formation initiale différée avec un compte formation à coupler avec le parcours d&#8217;autonomie.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Après ce brillant exposé, il y eut une série de questions réponses entre la salle et l&#8217;intervenant. Le mot de la fin est revenu à Madame la Députée George Pau-Langevin. Elle a salué les organisateurs, les participants et l&#8217;invité qui a su rendre accessible et opérationnel un sujet sur lequel nous reviendrons dans la prochaine campagne présidentielle. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/09/11/compte-rendu-rencontre-avec-camille-peugny/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>COMPTE RENDU : DEBAT SUR LE LOGEMENT</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/09/10/compte-rendu-debat-sur-le-logement/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/09/10/compte-rendu-debat-sur-le-logement/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 14:03:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats publics]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=137</guid>
		<description><![CDATA[Ce débat a eu lieu le 2 mai 2011 au bar &#8220;de l&#8217;amitié café&#8221;. Le compte rendu a été rédigé par Hamidou Samake. 3 spécialistes de la question étaient invités pour ouvrir le débat sur le sujet pour cette question au coeur des préoccupations des habitants : - Jean-Yves Le Bouillonnec, député du Val de Marne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce débat a eu lieu le 2 mai 2011 au bar &#8220;de l&#8217;amitié café&#8221;. Le compte rendu a été rédigé par Hamidou Samake. </em></p>
<p>3 spécialistes de la question étaient invités pour ouvrir le débat sur le sujet pour cette question au coeur des préoccupations des habitants :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="font-size: small;"><strong>- Jean-Yves Le Bouillonnec</strong>, député du Val de Marne, 1er vice-président de Paris Métropole, Responsable des questions de logement pour le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, auteur d’un essai pour la Fondation Jean-Jaurès : <span style="text-decoration: underline;">Logement, le bien premier</span>. </span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="font-size: small;"><strong>- Christian Ballerini</strong>, président de la CNL75 et administrateur de Paris-Habitat-OPH</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="font-size: small;"><strong>- Sarah Coupechoux</strong>, chargée de mission – Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés<strong> </strong></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span id="more-137"></span>Après une présentation du thème du débat et des invités par Jean-Michel Rosenfeld, le Président de VE20, le premier invité à prendre la parole fut Monsieur le député <strong>Le Bouillonnec</strong>. Ce dernier est vite rentré dans le vif du sujet en indiquant d&#8217;entrée l&#8217;écueil à éviter, à savoir que  sur la question du logement la tendance générale (car facile peut-être) est de rester dans le domaine de la technique et de l&#8217;expertise. La question du logement est une question éminemment politique et c&#8217;est en tant que telle qu&#8217;il faut l&#8217;aborder. La France, 5è puissance mondiale, n&#8217;a pas réglé cette question du logement, du toit pour des millions de gens. La conquête d&#8217;un toit, a-t-il rappelé, est une grande conquête de l&#8217;humanité. Monsieur <strong>Le Bouillonnec</strong> a ensuite dressé un constat accablant de la situation du logement en France où la situation s&#8217;aggrave, tous les indicateurs augmentent dans le mauvais sens: plus de demandeurs de logements, plus de sans abris, accès aux files d&#8217;attentes en très forte augmentation, accès à la propriété difficile, …Ensuite, l&#8217;intervenant a placé la question du logement en rapport avec différentes problématiques: la situation sociale, la ségrégation y compris la ségrégation territoriale en insistant sur le fait qu&#8217;il existe beaucoup de territoires où le problème de logement ne se pose pas. Face à cette situation, Monsieur le député souligne que la revitalisation des territoires  qui reste une ardente nécessité commence par celle du logement. L&#8217;exemple de la Région Ile de France a été cité. Cette région, la deuxième en Europe, concentre plus de la moitié des problèmes de la France. L&#8217;obligation de 20 % de logements sociaux y est peu respectée et le logement du plus grand nombre reste un sujet brûlant. La conséquence en est que le système en place  est ségrégationniste avec une vétusté des logements sociaux due à l&#8217;ancienneté du patrimoine: seulement 3 logements sociaux sur 10 ont été construits après 1986!  La question de la re-implantation se pose. Enfin, le député  a abordé le problème du logement privé avec des loyers très chers et des files d&#8217;attente interminables. L&#8217;état doit être le garant du droit au logement qui est, l&#8217;a rappelé Monsieur le député, un droit constitutionnel. Il faut donc une vraie volonté politique, avec des bons choix budgétaires.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Madame <strong>Coupechoux </strong>est ensuite intervenue pour souligner avec force et détermination les 4 mots d&#8217;ordre de la Fondation Abbé Pierre. En premier lieu, produire et capter massivement sans délai les logements. Cela doit se faire avec  des objectifs nationaux et un cadre financier stable, 2 % du PIB consacré au logement en mobilisant le parc privé grâce au conventionnement et en aménageant la taxe sur le logement vacant pour la rendre plus efficace. En deuxième, maintenir les prix et réguler le marché avec un taux d&#8217;effort de 50 % des revenus des ménages pour assure leur logement. Le logement n&#8217;est pas un bien comme les autres et il faut l&#8217;assumer. La précarité énergétique doit aussi être prise en compte dans les propositions de textes de lois. En troisième, construire une ville de qualité, équitable et durable, évidemment l’environnement, le vivre ensemble et la façon de construire son chez soi sont les éléments à prendre en compte notamment à travers la mise en place d’un plan ambitieux sur le sujet dans les banlieues. Enfin, il s’agit de combattre et prévenir les facteurs d&#8217;inégalité et d&#8217;exclusion en traitant l&#8217;habitat indigne, insalubre et indécent, en réhabilitant les sites dégradés, en ciblant le logement étudiant mais aussi  en développant les maisons relais et le travail de prévention des expulsions. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Monsieur <strong>Ballerini </strong>est ensuite intervenu sur différents points concernant le logement. Dans la campagne présidentielle qui s&#8217;annonce, la question du logement sera certainement un point fort dans plein d&#8217;endroits notamment à Paris et les grandes agglomérations. La question du logement est une question idéologique par rapport justement à la politique du logement. La politique du logement social en cours est basée sur une communication qui martèle que &#8220;les HLM sont pour les pauvres&#8221;. Il faut souligner que 70 % des ménages peuvent accéder au logement social. Il faut souligner le fait que les HLM ne remplissent pas leur mission sociale. Le logement social doit à cet effet redevenir quelque chose de valorisant. ll faut une politique d&#8217;aménagement avec comme objectif la réduction du temps de transport. </span><span style="font-size: small;">Il rappelle également quelques chiffres inquiétants : en Ile de France, 120 000 demandes de logements pour 12 000 offres. Et l’accès au parc privé est d’autant plus difficile que le pouvoir d’achat baisse : 30 % des habitants de Paris-Habitat vivent sur du transfert de revenus.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Après ces exposés de grande qualité, il y eut une série de questions réponses. Ces questions portaient sur les conditions d&#8217;éligibilité au logement social, la problématique des bassins de logement, les propositions de loi sur le logement, etc.… Les réponses ont été apportées par les intervenants. Le mot de la fin est revenu à Madame la Députée George Pau-Langevin. Elle a salué les organisateurs, les participants et les intervenants qui ont traité avec brio la question du logement qui sera, à n&#8217;en pas douter, au cœur des problématiques de la prochaine élection présidentielle.</span><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/09/10/compte-rendu-debat-sur-le-logement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>COMPTE RENDU : RENCONTRE AVEC DIDIER LAPEYRONNIE</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/09/10/compte-rendu-rencontre-avec-didier-lapeyronnie/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/09/10/compte-rendu-rencontre-avec-didier-lapeyronnie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 13:41:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats publics]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=135</guid>
		<description><![CDATA[Rencontre  avec Didier Lapeyronnie, professeur de sociologie à la Sorbonne et auteur de Ghetto urbain, le 25 octobre 2010. Philippe Desgouttes introduit le débat en revenant sur le parcours de  Didier Lapeyronnie et son travail sur les processus de ghettoïsation dans certain quartier qui ne concerne pas seulement les pauvres qui s’accompagne d’une forte ségrégation sociale et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre  avec Didier Lapeyronnie, professeur de sociologie à la Sorbonne et auteur de <span style="text-decoration: underline;">Ghetto urbain</span>, le 25 octobre 2010.</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">Philippe Desgouttes introduit le débat en revenant sur le parcours de  Didier Lapeyronnie et son travail sur les processus de ghettoïsation dans certain quartier qui ne concerne pas seulement les pauvres qui s’accompagne d’une forte ségrégation sociale et raciale. Le diagnostic que Lapeyronnie dresse part de ses observations des transformations aux Minguettes dans les 20 dernières années. Il analyse le phénomène d’enfermement ou d’auto enfermement : les gens parlent de la société française, de leurs projets d’avenir et eux ne parlent que de Saddam, Bush ou des problèmes de la cité. Il a rencontré des gens qui n’ont jamais vu les villes avoisinantes, la Seine etc.… C’est un problème de les emmener simplement jusqu’à la Villette. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> Dans son livre, Didier Lapeyronnie</span><span style="font-size: small;"> décrit une ambiance de fermeture, d’un niveau de violence quotidienne dans l’espace avec une pression constante sur les gens malgré une réelle mixité sociale, comme par exemple les bagarres entre la cité Curial et les cités qui sont rue de l’Ourcq. Il y a un sentiment de malaise, une impression de violence qui s’exerce aussi contre les femmes, ces violences sont très répandues mais sont passées sous silence. Il estime qu’il y a une rupture des relations entre homme et femme également dans les propos. Il y a une difficulté à organiser des groupes mixtes dans les cités, il y a des propos très rudes des garçons sur les filles et une pression qui est faite par les garçons. Cette rupture entre les gens lui semble assez nouvelle par rapport au travail qu’il avait fait vingt ans auparavant. </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span id="more-135"></span>Dans son exposé Didier Lapeyronnie rappelle que ce constat a été fait également par des sociologues qui ont travaillé dans d’autres ghettos noirs à New York ou à Chicago. Il y a une ambivalence des gens aussi, ces jeunes par exemple d’origine malienne à Paris, se comportent comme de jeunes citadins à Boston. Kenneth CLARK a fait un travail sur « Dark Ghetto » dans Harlem dans les années soixante et développe cette idée : CLARK dit que le ghetto n’est pas un quartier, un espace, mais une forme d’organisation sociale. Ceux qui sont relégués pour des raisons sociales ou raciales, mettent en place, pour se protéger de la société environnante, leurs normes, leurs autorités locales, etc. Le ghetto est construit de l’extérieur par une discrimination raciste mais aussi de manière interne. Ils créent des formes de solidarité d’organisation sociale. CLARK ajoute que le ghetto est marqué par une expérience d’ambivalence, c’est une construction collective mais tout le monde voudrait s’en échapper. Une expérience d’ambivalence car, ils fabriquent quelque chose dont chacun voudrait s’évader, ils développent une vraie culture institutionnelle, une pression permanente contre les institutions, mais avec la terreur qu’elle les abandonne. C’est un monde qui tend à se fermer mais qui est traversé par la société extérieure, ses normes, ses langages. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">C’est un monde très socialisé mais les hommes éprouvent une grande solitude, c’est une cage où vous êtes forcés d’être là par la discrimination et en même temps, c’est un cocon dans lequel on n’est pas si mal. Ils n’osent pas sortir de la cage, ils sont en permanence dans cette hésitation-là. Souvent travaillés par le fait que la vraie vie se trouve à l’extérieur du ghetto, ils voudraient un boulot ou un stage, l’espace est un peu gris, un peu faux mais ils estiment que la vie est ailleurs, « cette vie n’est pas pour nous », cette réalité à laquelle ils se réfèrent sans cesse, n’est pas celle qu’ils vivent, donc ils ne pourront pas la réaliser. Est-ce qu’ils sont responsables de ce qu’ils sont en train de vivre? Ils  ont le sentiment que la vie se déroule sans qu’ils puissent la vivre, « la terre tourne et nous ont est là dans notre trou ».  Les femmes expriment le sentiment physique d’étouffement, elles ne respirent pas, elles ont sentiment que la vie se déroule sans elles. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Avec son équipe, ils ont fait la carte des émeutes en France et le phénomène de ghettoïsation est marqué dans les villes moyennes de province. Les villes où ils ont passé 5 ans, les villes de 150 000 habitants, dans ces villes, on dit facilement « je vais dans la ville des blancs » dans les quartiers plus centraux. Un nombre d’hommes important dans ces quartiers sont en prison, importance de la prison qui s’insère dans la vie des quartiers. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Trois observations rapides sur la façon dont fonctionne le ghetto :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">1.  L&#8217;interconnaissance</span></p>
<p>Le facteur fondamental de la sociologie urbaine, est inscrit au cœur de l’organisation, tout le monde se connaît, tout le monde sait. Les ghettos travaillent collectivement à accroître les interconnaissances. Les commères des quartiers sont les jeunes au bas des tours; ils font passer toutes les informations. C’est un monde de l’interconnaissance qui fonctionne comme tel  et permet d’assurer une certaine sécurité contrairement à l’espace urbain où on ne se connaît pas, où on partage un code de civilité commune. Dans le ghetto, chacun est connu pour ce qu’il est personnellement et non pour ce qu’il fait. Il est difficile de s’en sortir et les gens partagent un marché de leur relation personnelle. On juge les gens en fonction de leur fidélité au quartier, on va vous rendre du respect, on va vous renvoyer le fait que vous trahissez une démarche collective, « les gens qui sont au-dessus de nous sont forcément des pourris, mais quand on est bénévole, on est forcément quelqu’un qui fait passer ses intérêts avant le reste ». Les institutions collectives du ghetto fonctionnent pour accroître ces interconnaissances.</p>
<p><span style="font-size: small;">2. Les embrouilles</span></p>
<p>Chaque semaine, il y avait des gens qui se racontaient de nouvelles embrouilles avec certaine violence dans le quartier, des bagarres etc. Y a des gens qui prennent plaisir finalement à faire vivre ces embrouilles. L’embrouille créée une sorte d’histoire collective et de solidarité, les gens racontent l’histoire du quartier à partir d’une succession d’embrouilles, elle crée une solidarité, car c’est compliqué de ne pas y participer. Elle se diffuse à des espaces au sein du ghetto, on utilise les institutions pour se dénoncer les uns les autres; le conflit crée une forme d’unité collective. Quand on s’embrouille avec le quartier d’en face, on recrée l’unité. C’est un monde où il faut garder la face, donc le moindre incident mérite que l’on réponde. En ville, souvent on laisse tomber s’il y a un incident; dans le ghetto on ne peut pas, il faut rentrer dans le cycle. Il y a une articulation paradoxale entre la race des hommes et le sexe des femmes.</p>
<p>3. Le racisme</p>
<p><span style="font-size: small;">Le racisme n’est pas anecdotique car il imprègne fortement la situation des gens, cette expérience du racisme, tout le monde la partage plus ou moins. En général, ils disent « non » au début puis après une ou deux heures, ils racontent, le racisme social et racial. « Les petits blancs sont les cas sociaux», dans le témoignage des gens, l’expérience du racisme est très différente selon les sexes. Le racisme est absolu pour les hommes, plus que pour les femmes, il les enferme dans une identité raciale et masculine négative. S’agissant des boîtes de nuit, le fait que les filles puissent entrer et eux non, est vécu comme une humiliation voire une castration. Les filles rentrent et on parle du charme oriental si elles sont bien habillées, il n’y a pas d’espace pour les hommes, ils sont niés dans leur identité sexuelle masculine, ils sont assignés à une forme d’identité négative, alors que les femmes peuvent échapper à l’assignation raciale, leur espace de liberté est beaucoup plus grand. En conséquence, ce que les blancs appellent l’émancipation féminine, apparaît comme une forme de trahison, elles passent de l’autre côté mais eux se sentent comme handicapés. L’émancipation féminine est une forme d’humiliation raciale pour les hommes. Le ghetto va fonctionner pour interdire la féminité, elles n’ont pas le droit de vivre dans l’espace de la cité, il y a une pression très forte qui va être mise sur les femmes; les hommes vivent dans le ghetto comme des puritains. Les puritains vont au bordel, c&#8217;est-à-dire qu’ils projettent la sexualité à l’extérieur, mais ils doivent désexualiser tout ce qui est dans l’espace du ghetto. Aller en Espagne par exemple quand on vit dans le sud ou au-delà de la frontière dans le nord de la France. Une grande partie du trafic passe dans le bordel, mais pas de remarque possible sur les filles, ils s’enferment donc dans une définition assez traditionnelle de leur rôle; ils s’enferment dans leur rôle de père en devenir, ceci crée beaucoup de frustration et donc beaucoup de tension,  « si je couche avec une fille c’est que c’est une salope». Parfois ils vont chercher les filles au pays car elles sont plus pures et plus saines. Les femmes, elles, ont l’impression d’être désexualisées et d’être privées de leur féminité. Comment être une femme dans cet espace-là ? Les femmes mettent leur sexualité au service de leur propre développement; les hommes passent leur temps à leur mettre des injonctions, les séparer d’elles-mêmes et elles mettent beaucoup de temps à essayer de recoudre ce qui a été séparé par les hommes, elles sont obligées d’être intelligentes et actives; pourquoi se comportent-ils comme cela? Eux sont beaucoup moins ouverts au monde extérieur, alors que les femmes essayent, elles de s’échapper du ghetto. L’assignation au statut de pute est aussi racialisée et beaucoup de femmes choisissent donc de se conformer aux règles du ghetto; il y a une position parfois violente entre elles sur la question des règles et du statut de la féminité. Le soutien familial, la réussite scolaire et la beauté physique sont les trois conditions pour qu’elles puissent en échapper si non, pour beaucoup d’entre elles, survivre suppose d’adopter la logique du ghetto et leur donne une forme de sécurité, le voile par exemple est d’abord un symbole de non disponibilité à l’égard des hommes et notamment des non musulmans, c’est pourquoi il suscite une telle agressivité. La question raciale n’est jamais dissociée de la question sociale et sexuelle, le racisme a toujours une direction sexuelle selon Fanon, qui se construit comme une sorte de contre société. </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">En conclusion la question est simple : que faire face à ces </span>phénomènes de ghettoïsation, de plus en plus nombreux et marqués dans notre société ? </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Le débat,  qui suit cet exposé est assez animé, selon des participants, le ghetto ce n’est pas du tout cela. Dans une ZEP il y avait 40 nationalités mais pas de ghetto. Certains disent évidement que le France n’est pas une action communautaire donc nous allons à une intégration d’une population maghrébine. Madame ROMANA qui est spécialiste en psychologie interculturelle, se demande « est ce que l’on peut parler de ghetto alors que les quartiers dont ont parle sont multiraciaux » et est ce que le rapport entre les hommes et les femmes sont conformes aux traditions dans les sociétés anciennes entre arabes ou berbères ? Est-ce que le ghetto permet le maintien de la culture traditionnelle ou est ce que c’est une culture de la marginalisation ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Didier Lapeyronnie débute sa réponse en rappelant que le ghetto était à Venise le quartier des forges où les juifs étaient concentrés. Puis il revient sur ses méthodes de travail. Il explique qu’il est resté quatre ans à faire une enquête dans ce quartier et ils ont entendu les récits faits par les grands. Dans l’équipe de sociologues il y avait des arabes et des comoriens, ensuite ils reconstruisaient collectivement tout ce qu’ils avaient constaté. Le ghetto, en Amérique ou ailleurs, on a utilisé le même terme. Quand on fait un livre de sociologie, on fait un acte politique, l&#8217;intervenant précise que s&#8217;il avait dit enclave urbaine, on lui aurait rétorqué que le racisme n’est pas consubstantiel de la cité française. A Lyon à la Duchère, les gens utilisent bien ce mot. Les gens se définissent en fonction de la stigmatisation dont ils sont l’objet; en quelque sorte, ils sont enfermés dans le stigmate. Ils se définissent comme « blacks » en Grande Bretagne, parce qu’ils sont définis par ce stigmate extérieur; le ghetto est effectivement un espace d’organisation, mais parce que les gens se sentent relayés et il dit que la version coloniale, c’est d’assigner les gens à la culture. Il s’interroge sur les réponses que l’on construit depuis des années, est ce qu’on n’a pas nous-mêmes tendance à pérenniser la ségrégation  ? </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Sur le 19</span><sup><span style="font-size: x-small;">ème</span></sup><span style="font-size: small;"> arrondissement, il y a une embrouille qui a durée 15 ans. Quelqu’un parle de cette embrouille sur le 19</span><sup><span style="font-size: x-small;">ème</span></sup><span style="font-size: small;"> et estime qu’au-delà d’être noir, tu es un humain. Madame LECULE de Feu Vert dit que c’est grave car les jeunes n’ont plus d’espérance d’avoir une autre vie, on bute sur les limites du travail social. Quand on regarde les moyens mis sur les quartiers, quels efforts sont faits pour les plus fragiles ? La situation est grave et elle estime qu’il faut reconstruire une capacité d’intervention, « qu’est ce qu’il se passe quand les gens sont dans le vide ?». Le racisme finit par imposer ces catégories aux gens, le cœur du problème c’est la dérive hors de toute capacité d’intervention. Dégager des élites, c’est intégrer des gens et ne pas intégrer des problèmes, le sentiment d’abandon est considérable. En bref, il faut faire une analyse critique de la politique de la ville, ça a été territorialisé et ça n’a pas apporté de pouvoir aux gens, ce n’est pas une politique d’assistance, puisque 60% des gens sont sous le seuil de pauvreté. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/09/10/compte-rendu-rencontre-avec-didier-lapeyronnie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>5 QUESTIONS A TUNA BAS ? PRESIDENT DE L&#8217;ASSOCIATION RESEAU PROACTIF</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/06/17/5-questions-a-tuna-bas-president-de-lassociation-reseau-proactif/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/06/17/5-questions-a-tuna-bas-president-de-lassociation-reseau-proactif/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 09:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles du 20ème]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=131</guid>
		<description><![CDATA[1. Pouvez-vous nous présenter le Réseau Proactif ? L’association a été crée en février 2010 par des jeunes, diplômés de l&#8217;enseignement supérieur, cadres dans le secteur privé ou public. L’objectif de l’association est double : créer un réseau entre jeunes actifs pour échanger sur des thématiques professionnelles. Il s’agit ainsi de permettre aux membres du réseau de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">1.</span> </strong><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;">Pouvez-vous nous présenter le Réseau Proactif ? </span></span></strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">L’association a été crée en février 2010 par des jeunes, diplômés de l&#8217;enseignement supérieur, cadres dans le secteur privé ou public. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">L’objectif de l’association est double :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">créer un réseau entre jeunes actifs pour échanger sur des thématiques professionnelles. Il s’agit ainsi de permettre aux membres du réseau de monter en compétence, d’apporter de la valeur ajoutée à leur fonction, de se tenir informé de manière concrète des « pratiques » dans d&#8217;autres entreprises et des compétences demandées par les entreprises ainsi  que d&#8217;avoir une meilleure visibilité de leur positionnement sur le marché du travail ;</span></li>
<li><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">mais aussi aider les jeunes issus de milieux modestes dans leur orientation et leur insertion professionnelle. Il s’agit ainsi de favoriser les échanges d’expériences afin d’inciter les jeunes à poursuivre des études et les appuyer dans leur insertion professionnelle pour qu’ils s’adaptent au monde de l’entreprise et y évoluent rapidement. </span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Calibri; font-size: small;"> </span><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Nous organisons donc des séminaires et des brunchs entre membres pour échanger sur des thématiques professionnelles avec des intervenants de qualité, mais aussi des rencontres avec les jeunes pour leur faire connaitre de jeunes actifs et à travers eux un parcours et un métier. <span id="more-131"></span></span><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">2.</span> </strong><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;">Pourquoi avez-vous créé cette association ? </span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;">Cette association est née de l’expérience personnelle de ses membres fondateurs. Nous avions tous rencontrés des difficultés dans le choix de notre formation et à notre arrivée dans le monde du travail du fait, notamment, de nos origines sociales. Il nous paraissait donc important de pouvoir aider ceux qui passeraient comme nous par ces étapes difficiles que sont le choix d’une filière d’étude, le choix d’un métier puis l’insertion professionnelle.  Il s’agissait de partager notre expérience avec les plus jeunes pour montrer qu’aucun parcours n’était interdit du fait de notre naissance et que la volonté, l’effort et le travail permettaient tous les avenirs. </span></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">3.</span> </strong><strong><span style="font-family: Calibri;"><span style="font-size: small;">Quel sens cela a-t-il pour vous d’être une association du 20</span><sup><span style="font-size: x-small;">ème</span></sup><span style="font-size: small;"> ? </span></span></strong></p>
<p><span style="font-family: Calibri;"><span style="font-size: small;">Le choix du 20</span><sup><span style="font-size: x-small;">ème</span></sup><span style="font-size: small;"> pour notre siège social est le fruit d’une opportunité. Cependant, nous sommes heureux d’être ainsi situés dans un arrondissement populaire où les jeunes que nous visons sont nombreux. </span></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">4.</span> </strong><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;">Comment peut-on appuyer votre action ? </span></span></strong></p>
<p><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Nous sommes à la recherche de collèges, de lycées, d’associations ou de centres d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) pour monter des partenariats et toucher ainsi de plus en plus de jeunes. </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;">Nous sommes également à la recherche de personnes souhaitant intervenir sur des thématiques professionnelles lors des différents événements que nous organisons ainsi que de salles pour les accueillir. </span></span></p>
<p><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Enfin pour devenir membre du réseau, il suffit de nous l’indiquer par mail. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">5.</span> </strong><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;">Où trouver plus d’informations sur votre association ? </span></span></strong></p>
<p>Vous pouvez consulter notre site <a href="http://www.reseauproactif.org/"><span style="color: #0000ff;">www.reseauproactif.org</span></a> mais aussi nous écrire <a href="mailto:info@reseauproactif.org"><span style="color: #0000ff;">info@reseauproactif.org</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/06/17/5-questions-a-tuna-bas-president-de-lassociation-reseau-proactif/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>RENDEZ-VOUS : DEBAT AVEC CAMILLE PEUGNY, SOCIOLOGUE, MAITRE DE CONFERENCE A L&#8217;UNIVERSITE PARIS 8</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/06/08/rendez-vous-debat-avec-camille-peugny-sociologue-maitre-de-conference-a-luniversite-paris-8/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/06/08/rendez-vous-debat-avec-camille-peugny-sociologue-maitre-de-conference-a-luniversite-paris-8/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 17:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats publics]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=126</guid>
		<description><![CDATA[George Pau-Langevin, Députée, Conseillère d&#8217;arrondissement et Jean-Michel Rosenfeld, Président de Vivre Ensemble dans le 20ème ont le plaisir de vous inviter à débattre avec :  Camille PEUGNY, sociologue, maître de conférences à l&#8217;Université Paris 8, à propos de son ouvrage publié en 2009 &#8220;Le Déclassement&#8221;, Paris, Grasset, coll. &#8220;Mondes vécus&#8221; Dans la France actuelle, connaître une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><strong>George Pau-Langevin</strong>, Députée, Conseillère d&#8217;arrondissement et <strong>Jean-Michel Rosenfeld</strong>, Président de Vivre Ensemble dans le 20ème ont le plaisir de vous inviter à débattre avec : </span></span></p>
<p><span style="font-family: Calibri; font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><strong>Camille PEUGNY</strong>, sociologue, maître de conférences à l&#8217;Université Paris 8, à propos de son ouvrage publié en 2009 <strong>&#8220;Le Déclassement&#8221;</strong>, Paris, Grasset, coll. &#8220;Mondes vécus&#8221;<span id="more-126"></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Dans la France actuelle, connaître une moins bonne réussite sociale que ses parents n&#8217;est plus exceptionnel: c&#8217;est une réalité sociale qui s&#8217;impose à tous. Les nouvelles générations, nées à partir des années 60, sont plus instruites, mieux formées et ne bénéficient plus de &#8220;l’ascenseur social&#8221; qui caractérisait la société française jusqu&#8217;aux années 75-80. De là, deux tentations pour les déclassés: la rébellion et le refuge dans l&#8217;extrémisme de droite ou le retrait de la vie de la Cité &#8230;&#8221;</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Calibri; font-size: small;"> </span><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Le <strong>lundi 20 juin </strong>2011 à <strong>19h</strong> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">à <strong><em>la Petite Italie</em></strong> 9/11, rue Jules Dumien &#8211; Paris 20ème</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Métro Pelleport</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/06/08/rendez-vous-debat-avec-camille-peugny-sociologue-maitre-de-conference-a-luniversite-paris-8/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>3 QUESTIONS A SARAH COUPECHOUX, CHARGEE DE MISSION A LA FONDATION ABBE PIERRE POUR LE MAL LOGEMENT</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/05/06/3-questions-a-sarah-coupechoux-chargee-de-mission-a-la-fondation-abbe-pierre-pour-le-mal-logement/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/05/06/3-questions-a-sarah-coupechoux-chargee-de-mission-a-la-fondation-abbe-pierre-pour-le-mal-logement/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 May 2011 06:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=120</guid>
		<description><![CDATA[Quelle est la situation du logement à Paris ? La situation est connue de tous : il y a à Paris mais aussi dans toute l&#8217;Ile de France une véritable pénurie de logements et le nombre de demandeurs ne cesse d’augmenter. Mais au-delà de ce manque de logement, la question de l’enclavement et de la qualité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;"><strong>Quelle est la situation du logement à Paris ? </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">La situation est connue de tous : il y a à Paris mais aussi dans toute l&#8217;Ile de France une véritable pénurie de logements et le nombre de demandeurs ne cesse d’augmenter. Mais au-delà de ce manque de logement, la question de l’enclavement et de la qualité de vie dans certains quartiers est préoccupante.<span id="more-120"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;"><strong>Quelles sont les actions de la Fondation ? </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">Commençons tout d’abord par rappeler ce que nous ne faisons pas : la fondation ne fournit ni logement, ni hébergement.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">La Fondation anime à Paris l’espace solidarité habitat qui est un lieu d’accès aux droits, qu’il s’agisse de la prévention des expulsions, de la lutte contre l’habitat indigne, de la prévention des expulsions (pour impayés, congés ou sans droit ni titre), de la lutte contre les discriminations ou des personnes logées dans les hôtels meublés.  La Fondation cherche aujourd’hui à essaimer cet espace<span style="text-decoration: line-through;">s</span> et créé de tel lieux dans l’ensemble de l’Ile de France en partenariat avec les acteurs locaux qui ont vocation à les faire vivre pour favoriser l’accès aux droits du logement à l’ensemble des franciliens.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;"><strong>Quelles sont les propositions de la Fondation pour que cela change ? </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">La Fondation retient 4 mots d’ordre pour changer la donne du mal logement : </span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Calibri;">produire/capter massivement et sans délais des logements, car chacun doit pouvoir être logé dignement, c&#8217;est-à-dire construire mais aussi modifier la taxe sur les logements vacants pour la rendre plus dissuasive ; </span></li>
<li><span style="font-family: Calibri;">maîtriser les prix et réguler les marchés, car le logement n’est pas un bien comme les autres, c&#8217;est-à-dire notamment encadre les loyers à la relocation mais aussi une meilleure maîtrise des charges notamment énergétique et une réforme des aides au logement ;</span></li>
<li><span style="font-family: Calibri;">construire une ville de qualité, équitable et durable : un impératif pour vivre ensemble, il s’agit de réaffirmer comme intangible l’objectif de « mixité » et de diversité sociale ;</span></li>
<li><span style="font-family: Calibri;">combattre et prévenir les facteurs d’exclusion et d’inégalités pour en finir avec le mal-logement, il s’agit bien sûr d’intervenir massivement dans les habitats dégradés mais aussi de soutenir les acteurs associatifs qui accompagnent ces populations. </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;"> </span>Pour en savoir plus, lire le rapport sur le mal logement ou savoir comment être utile à la fondation, vous pouvez consulter le site Internet : <a href="http://www.fondation-abbe-pierre.fr/">http://www.fondation-abbe-pierre.fr</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/05/06/3-questions-a-sarah-coupechoux-chargee-de-mission-a-la-fondation-abbe-pierre-pour-le-mal-logement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LE MAL LOGEMENT EN FRANCE : LES CHIFFRES DE L&#8217;INSEE</title>
		<link>http://www.ve20.fr/2011/04/30/le-mal-logement-en-france-les-chiffres-de-linsee/</link>
		<comments>http://www.ve20.fr/2011/04/30/le-mal-logement-en-france-les-chiffres-de-linsee/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 17:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ve20.fr/?p=114</guid>
		<description><![CDATA[En janvier dernier, l&#8217;INSEE publiait une synthèse sur la situation du mal logement en France dans les annnée 2 000, en voici quelques chiffres clefs : La France compte 33 000 sans abris qui dorment dans des lieux &#8220;non prévus pour l&#8217;habitation&#8221; et parfois dans des centres d&#8217;urgence. 100 000 personnes sont sans domicile. Elles sont  logées dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En janvier dernier, l&#8217;INSEE publiait une synthèse sur la situation du mal logement en France dans les annnée 2 000, en voici quelques chiffres clefs :</p>
<p>La France compte <strong>33 000 sans abris </strong>qui dorment dans des lieux &#8220;non prévus pour l&#8217;habitation&#8221; et parfois dans des centres d&#8217;urgence.</p>
<p><strong>100 000 personnes </strong>sont <strong>sans domicile. </strong>Elles sont  logées dans des services d&#8217;hébergement social ou dans des logements financés par des fonds publics. Ce sont pour 30 % des mineurs et pour 40 % des femmes.<span id="more-114"></span></p>
<p><strong>117 000 personnes </strong>(hors étudiants)<strong> n&#8217;ont pas de logements personnels </strong>et vivent chez des particuliers ou à l&#8217;hotel dasn des conditions souvent déplorables. 43 % de ces personnes travaillent et n&#8217;ont pourtant pas les moyens de payer un loyer.   </p>
<p><strong>282 000 </strong>(hors étudiants)<strong> personnes sont hebergés par leur famille</strong>. Parmi ceux-ci, certains sont des travailleurs et même des cadres mais sont contraints pour des raisons financière de continuer à vivre dans leur famille.  </p>
<p><strong>2 900 000 personnes sont mal logées</strong>, vivant dans des habitations de fortune (mobil-home, préfabriqués temporaires) ou des logements sans confort (absence de sanitaires, insalubrité, carence de chauffage, etc.)</p>
<p>La situation en région parisienne est particulièrement alarmante. En effet, si <strong>16 % de la population nationale </strong>y vit, la région rassemble :</p>
<ul>
<li> 
<ul>
<li>
<div style="padding-left: 30px;"><strong>36 % des sans-abri ;</strong></div>
</li>
<li>
<div style="padding-left: 30px;"><strong>60 % des personnes logées à l&#8217;hôtel ; </strong></div>
</li>
<li>
<div style="padding-left: 30px;"><strong>29 % des logements sans confort</strong>.</div>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Ce rapport nous apprend également que <strong>30 % des personnes mal logées </strong>travaillent. Enfin, il insiste également sur les conséquences de la pénurie de logements sociaux, ainsi <strong>plus de 100 000 ménages</strong>, disposant pourtant d&#8217;un dossier remplissant les critères requis, <strong>attendent un logement depuis plus de 3 ans dont 41 000 à Paris</strong>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ve20.fr/2011/04/30/le-mal-logement-en-france-les-chiffres-de-linsee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
